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DEPENDANCE: LE REFORME PRIORITAIRE DEVENUE INOPPORTUNE

Présentée comme un dossier prioritaire du quinquennat, la réforme de la prise en charge de la dépendance est reportée pour la quatrième fois. Austérité et élections obligent. 

Cherchez l’erreur. Le 14 juin, le Premier ministre François Fillon déclarait à Marseille: « Nous avons eu raison de ne pas remettre à plus tard la réforme de la dépendance. »  Le 24 août, en présentant les mesures d’austérité décidées pour réduire le déficit budgétaire, il annonçait : « Traiter ce dossier dans le contexte économique et financier que nous connaissons aujourd’hui, dans l’urgence, ne serait pas responsable », et renvoyait  le sujet à… début  2012. 

L’impasse avant l’enterrement ?

Faut-il que le dossier soit dans l’impasse pour que, à dix semaines d’intervalle, le chef du gouvernement se dédise ainsi. « Rien n’est tabou, rien n’est abandonné », s’est-il défendu à la clôture du Campus UMP à Marseille pour justifier, d’une façon générale, les révisions imposées par l’austérité.  En fait, c’est le quatrième report pour cette réforme qui faisait partie des promesses de campagne du candidat Sarkozy avant les élections de 2007. Mais les priorités furent bouleversées, avec notamment l’inscription de la réforme des retraites dans l’agenda du gouvernement.  (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/43181/dependance-report-dossier-fillon-sarkozy-retraites

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LA REGLE D'OR? UN EPOUVANTAIL POLITIQUE

Recourir à la Constitution parce que les responsables gouvernementaux sont de piètres gestionnaires, est-ce une réponse au problème posé par la crise de la dette ? Ou faut-il remplacer les hommes politiques ?

Une règle d’or : pour quoi faire ? En proposant le 16 juin aux 17 pays membres de la zone euro d’inscrire dans leur Constitution l’obligation de revenir à l’équilibre budgétaire et de proscrire les budgets déficitaires , Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont pas donné le mode d’emploi. Ce qui laisse profondément perplexe. Certes, l’Allemagne a franchi le pas en 2009. Mais que pourrait être une règle d’or élargie à l’ensemble de la zone euro ? Mystère : l’une des réponses à la crise de la dette souveraine est une inconnue  à laquelle il faudrait souscrire à l’aveugle. A moins qu’il ne s’agisse d’une manœuvre plus politicienne. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/43001/regle-or-zero-deficit-epouvantail

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LOI TEPA: LE PAQUET FISCAL S'EST DEGONFLE

Ce fut, en août 2007 au début de son mandat de président, la « marque de fabrique » de Nicolas Sarkozy. Quatre ans et une crise plus tard, les dispositions les plus emblématiques ont été remises en question. 

Ce devait être « une boîte à outils dans laquelle ceux qui travaillent pourront trouver ce qu’ils cherchent », avait déclaré Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie et des Finances, en juillet 2007. Deux mois après la victoire de Nicolas Sarkozy, elle présentait ainsi la loi Tepa  (travail, emploi, pouvoir d’achat) à l’occasion du débat parlementaire qui se transforma en marathon. Ainsi, le texte définitivement adopté le 1er août par les deux assemblées put être publié au Journal officiel du 22 août 2007 – la veille des cents premiers jours d’exercice du nouveau Président.  Car cette loi, c’était le sceau présidentiel sur la promesse tenue du candidat Sarkozy. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/42823/loi-tepa-paquet-fiscal-degonfle

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TVA SOCIALE: LA REVOILA!

Après avoir été recalée en 2007, la TVA sociale revient en force et semble être l'outil miracle pour régler nos problèmes budgétaires. Elle permettrait de baisser les cotisations sociales pour soutenir les entreprises et d'augmenter les rentrées fiscales. Seul problème... le pouvoir d'achat va souffrir.

Où l’on reparle de TVA sociale. Pour Nicolas Sarkozy et François Fillon, l’objectif est de retrouver des marges de manœuvre budgétaires pour contenir le déficit public à 5,7% du PIB en 2011 (avec en ligne de mire 4,6% en 2012, 3% en 2013 et 2% en 2014). Pour trouver, comme l’a annoncé le ministre de l’Economie François Baroin, quelques milliards d’euros de recettes supplémentaires ou d’économies afin de compenser une croissance insuffisante (et même nulle au deuxième trimestre 2011 selon l’Insee), les conseillers de l’Elysée et le gouvernement planchent sur une série d’hypothèses, notamment sur le rabotage de certaines niches fiscales. Une autre hypothèse concerne un schéma de TVA sociale, qui n’en finit pas de revenir dans les débats. Certes, le gouvernement a toujours affirmé qu’il n’était pas question d’augmenter la TVA. Mais un artifice de communication reste toujours possible. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/42481/tva-sociale-retour

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L'INFLATION, UN POISON QUI SOULAGE A FAIBLE DOSE

Quand l'argent perd de sa valeur - la définition de l'inflation - cela permet au débiteur de s'acquitter plus facilement de ses dettes. Une solution miracle pour un monde surendetté?

On avait perçu comme un parfum de provocation lorsqu'Olivier Blanchard, chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), avait proposé en février 2010 de «repenser soigneusement les avantages et les coûts de l’inflation». Il suggérait d’abandonner «la cible actuelle de 2%» pour passer à 4%. Mais il ne s’agissait pas de l’élucubration d’un économiste solitaire; deux autres spécialistes du Fonds, Giovanni dell’Aricia et Paolo Mauro, avaient cosigné le texte de cette proposition. Dix-huit mois plus tard, on s’aperçoit que le monde occidental a franchi le pas. Un peu tard toutefois, si on suit la logique d’Olivier Blanchard.

Il ne s’agit pas, pour ces économistes, de laisser le laxisme s’installer car «une inflation faible et stable doit rester un objectif majeur de politique monétaire». Mais les autorités doivent se ménager des marges de manœuvre pour enrayer les crises : «Si avant la crise les taux moyens d'inflation avaient été plus élevés (…), les autorités auraient eu une plus grande latitude pour relâcher leur politique monétaire pendant la crise, ce qui se serait traduit par une dégradation moindre des finances publiques.» (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/42433/inflation-dette-poison-soulage-faible-dose

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NORVEGE: LES LIMITES DU ROYAUME DU PETROLE

Les Norvégiens, ces terriens de la mer, vivent un peu comme dans une île aux confins de l’Europe dans l’enclave scandinave. Isolés à l’extrême nord du continent, ils ont un pied dans l’Union européenne mais l’autre ancré sur les rivages de l’Atlantique, du côté où porte leur regard et où, pour eux, s’est toujours écrit l’histoire.

Par deux fois, ils furent invités par leur gouvernement à intégrer, à l’époque, la CEE (Communauté économique européenne). Et par deux référendums, en 1972 et en 1994, ils ont refusé. Le royaume de Norvège cultive sa différence en entretenant une forme d’isolement. Même s’il est de plus en plus illusoire.

Cette attitude des Norvégiens prend ses racines dans l’organisation sociale. Ce petit pays de cinq millions d’habitants a une longue tradition de démocratie, qui a donné naissance aujourd’hui à une forme de social-démocratie bien plus transparente et plus ouverte qu’en Europe de l’ouest ou du sud. Or, dans ce pays au climat rude, aux hivers longs, aux nuits polaires, et où l’on vit beaucoup entre soi, le pétrole a un jour jailli. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/41615/norvege-modele-petrole

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L'EURO FACE AU DOLLAR: L'AVEUGLE ET LE PARALYTIQUE

La crise de la dette de part et d’autre de l’Atlantique donne le tournis. Et chamboule les repères. Normalement, depuis le temps que les alertes et sauvetages en catastrophe se multiplient dans la zone euro, la monnaie européenne aurait dû perdre de sa valeur. Il n’est pas une opération de sauvetage, de l’Irlande à la Grèce en passant par le Portugal, qui ne se termine sans qu’une autre se profile, en Grèce une deuxième fois et bientôt peut-être en Italie. Avec en toile de fond les prédictions de tous les adversaires plus ou moins déclarés de l’euro sur son prochain effondrement.

Il n’est pas question seulement de techniques financières, mais aussi de détermination politique. Dans d’autres situations, l’euro n’aurait pas résisté à une dégradation de la solidarité entre pays membres, seul ciment politique qui fonde la monnaie unique. Or, la crise grecque et la lenteur à trouver des solutions a fortement ébranlé cette solidarité. En plus, à peine une solution est-elle enfin élaborée comme le second plan de 158 milliards d’euros pour sortir la Grèce de la faillite, que déjà des doutes sont exprimés sur l’efficacité des mesures. Mais l’euro, cette fois, n’a pas bougé, ou presque sur les marchés de change. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/42205/euro-dollar-aveugle-paralytique-guerre-monnaies

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CRISE DE LA DETTE: L'IMPASSE POLITIQUE

Il ne faut pas attendre d’un sommet européen qu’il déclenche une révolution. Celui du 21 juillet, pour le sauvetage de la Grèce mais aussi de l’euro, n’a pas fait exception à la règle.

Les 17 membres de la zone euro et les représentants de la BCE et du FMI ont tenu le seul discours qu’ils savent partager: celui de l’arithmétique financière.

Certes, on rétorquera que, pour ficeler un plan à 158 milliards d’euros, il faut bien plus que des règles de trois. Et que les débats qui se sont développé en Europe sur le sort réservé à la Grèce s’inscrivaient plus dans un champ politique que financier.

Mais le compte n’y est pas. Le deuxième plan d’aide à Athènes, après celui de 110 milliards intervenu en mai 2010, appelait des solutions plus politiques, comme l’ont souligné en France aussi bien Martine Aubry à gauche que Jean-Louis Borloo chez les centristes. L’endettement à outrance n’est pas un mode de gouvernement, sauf à rendre un pouvoir illégitime; c’est la politique qui doit changer. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/41585/sauvetage-grece-impasse-politique

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L'EVASION FISCALE PLOMBE LA REPRISE

Le rapport du député UMP Gilles Carrez  sur l’application des lois fiscales, présenté le 6 juillet, vient indirectement conforter les associations qui luttent contre toutes les formes d’évasion fiscale. Car entre«l’optimisation fiscale» qui permet de réduire son taux d’imposition selon des méthodes légales dans les transactions internationales, et le recours à des«paradis fiscaux» qui ne veulent pas dire leur nom mais en ont toutes les apparences, les circuits sont souvent parallèles.

Le Centre d’analyse stratégique, sous la tutelle de Matignon, a établi une liaison entre les centres financiers offshore et les systèmes bancaires fantômes. Les effets, notamment, sont identiques. Dans tous les cas, on prive les gouvernements de moyens nécessaires pour créer les conditions d’une croissance économique. Aussi bien dans les pays développés d’Europe que dans les pays en développement d’Afrique, par exemple. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/41309/evasion-fiscale-reprise

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CRISE GRECQUE: CE QU'ON A OUBLIE DE LA CRISE ARGENTINE

La crise grecque ressemble, dix ans plus tard, à la crise argentine, mais en beaucoup plus grave. En Argentine, la situation avait explosé. En Grèce, une question: quelle est la longueur de la mèche ?

Aujourd’hui, la Grèce est en situation de faillite. Dix ans plus tôt, c’était l’Argentine. Certes, on ne peut parler de faillite d’un Etat comme de celle d’une entreprise (car on n’a jamais vu un Etat disparaître en mettant la clé sous la porte). Mais un Etat en défaut de paiement est quasiment dans la même situation, avec les conséquences induites pour les créanciers privés.

Le sauvetage de la Grèce implique de mobiliser bien plus de moyens que l’Argentine jadis: celle-ci ne supportait qu’une dette de 132 milliards de dollars correspondant à une grosse moitié de son PIB, alors que celle-là fait face à un endettement de 350 milliards d'euros correspondant à plus d’un an de PIB. Mais on retrouve à peu près les mêmes acteurs : un gouvernement, une nation, le FMI, et des créanciers privés. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/40219/grece-fmi-banques-europe-argentine

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L'ECONOMIE SOCIALE REQUINQUEE PAR LA CRISE

La crise des valeurs du néolibéralisme crée un contexte favorable à l’économie sociale et solidaire. Même si les intérêts de tous les acteurs du secteur ne vont pas toujours dans le même sens.

Au départ, il y a la faillite de l’argent fou et la crise. Et, en contre-point, un subit regain d’intérêt pour les valeurs du mouvement coopératif né au début du XIXe siècle. « Le capitalisme financier est en bout de course », commente Michel Rocard pour expliquer le coup de projecteur dont profite actuellement l’Economie sociale et solidaire (ESS), fondée sur ces valeurs.

Certes, ce système « marchand mais non lucratif », insiste l’ancien Premier ministre, aura mis trente ans à se structurer en France depuis la création à son initiative du Conseil supérieur de l’économie sociale. Mais l’ESS a maintenant tout loisir de revendiquer sa différence. (lire la suite sur emploiparmonsnet.fr)

http://www.emploiparlonsnet.fr/les-chroniques/economie-sociale-requinquee-la-crise

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DESTRUCTION D'EMPLOIS: LA MONDIALISATION A BON DOS

C’est le manque de croissance qui crée du chômage. Et le désamour français pour l’industrie. Car d’autres pays tirent leur épingle du jeu dans le même contexte de mondialisation.

«Les salariés ont une vision très partagée de la mondialisation de l’économie: 48% estiment que c’est une bonne chose, tandis que 52% tendent à penser que c’est une mauvaise chose»: au regard des résultats d’une enquête TNS Sofres sur la mondialisation et l’emploi, la photographie des salariés français face à la mondialisation peut paraître assez équilibrée. En réalité, le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE, sous la tutelle de Matignon) souligne que lorsqu’on demande à ces salariés si la mondialisation est une opportunité ou une menace, «les deux tiers estiment qu’elle est une menace pour l’emploi et les entreprises en France». En revanche, parmi les personnes qui déclarent que leur entreprise est touchée par la mondialisation, «les cadres pensent majoritairement que c’est de manière positive (62%) alors que les ouvriers ne sont que 35% à partager cette opinion». (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/40069/mondialisation-emplois-rancoeurs

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L'EAU, STRATEGIQUE POUR L'ENERGIE

Contrairement à d'autres matières premières dont les réserves s'épuisent au fur et à mesure qu'on les consomme, la quantité d'eau sur la terre reste invariable. Mais la répartition de l'eau douce disponible varie dans l'espace et le temps, ce qui crée des situations de pénurie. Surtout, les besoins en eau ne cessent d'augmenter, pour l'irrigation, l'industrie ou le tourisme. De sorte que, même à volume constant, cette eau dont la disponibilité était quasiment illimitée devient une matière première de plus en plus précieuse. Et donc, de plus en plus chère. (lire la suite sur orange.fr)

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/L-eau-strategique-pour-l-energie-code1-189672.html

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LA VILLE DURABLE, VIVIER DE NOUVEAUX EMPLOIS

Le concept de « ville durable », avec ses implications dans la gestion de l’énergie et de la mobilité, a du mal à entrer dans une phase concrète. Il est pourtant porteur de nouveaux métiers et d’emplois qui consolideraient la reprise.

Dans les métiers du développement durable, et surtout dans ceux dédiés à la ville durable, Pôle emploi est catégorique : « nous recevons actuellement moins d’offres que de demandes », a récemment indiqué un cadre de cette spécialité . Les jeunes sont motivés, pas les opérateurs urbains ; et les collectivités locales tardent à franchir le pas.Un comble alors que, pour réaliser 20% d’économies d’énergies supplémentaires à l’horizon de 2020, une grosse partie du travail porte précisément sur le résidentiel, et particulièrement le résidentiel urbain dans un pays où trois habitants sur quatre vivent en ville. (lire la suite sur emploiparlonsnet.fr)

http://www.emploiparlonsnet.fr/les-chroniques/la-ville-durable-vivier-nouveaux-metiers

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CONTRE LA SECHERESSE, DES PIPELINES D'EAU

Si les années de sécheresse doivent revenir plus souvent, une nouvelle gestion de l’eau s’imposera, justifiant de nouveaux investissements. Faudra-t-il faire communiquer des bassins pour répartir la ressource?

Il y a belle lurette qu’on ne considère plus les ressources en eau comme illimitées (et donc gratuites) pour satisfaire aux besoins des hommes. Même en Europe occidentale, pourtant bien arrosée, la ressource doit maintenant être gérée. Ce qui a un coût, et lui donne un prix. Et en période de sécheresse, lorsque la ressource est plus rare, le prix à payer pour couvrir les besoins est plus élevé. Normal. Dans ces conditions, il faudrait peut-être de changer d’approche. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/39317/secheresse-eau-pipelines-acqueduc

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"PRIME CONTRE DIVIDENDE", UNE VARIANTE DE LA PARTICIPATION

La fameuse « prime contre dividende » s’est dégonflée. Elle entrera le plus souvent dans le cadre de la participation, inventée il y a une cinquantaine d’années.

Le conseil des ministres du 25 mai a adopté le texte instituant une prime obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés versant déjà des dividendes. Le texte stipule que la mesure entrera en vigueur dès 2011. Ne seront concernées que les entreprises d’au moins 50 salariés dont les dividendes versés seront supérieurs à la moyenne des deux exercices précédents, ce qui réduit considérablement la portée de la mesure. Cette prime pourra aussi être versée sous forme de participation ou d’intéressement. De sorte qu’on peut s’interroger sur la portée réelle de ce qui a été présenté comme une grande innovation. Car le principe de la participation existe depuis un demi-siècle. Mais alors que la campagne électorale pour les présidentielles est lancée, il fallait trouver une mise en scène spectaculaire. (lire la suite sur place-publique.fr)

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6250

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UNE "FRENCH TOUCH" AU FMI?

Alors que Christine Lagarde brigue la direction générale du FMI et part favorite, les Français ont déjà occupé ce poste 35 ans sur les 64 années d’existence du Fonds.

Y a-t-il une «french touch» au Fonds monétaire international? L’institution a connu dix directeurs généraux depuis sa création: un Belge, un Néerlandais, un Espagnol, un Allemand, deux Suédois et … quatre Français, Dominique Strauss-Kahn compris. Quatre Français qui en outre s’accrochèrent à leur fauteuil: dix ans pour Pierre-Paul Schweitzer, neuf pour Jacques de Larosière, treize pour Michel Camdessus, et… seulement trois ans et demi pour DSK. De sorte que, au total sur les 64 ans d’existence du FMI, les Français ont cumulé près de 35 ans à la direction. Certes, on ne saurait parler de chasse gardée. En revanche, l’influence française pourrait y être très marquée. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/39003/dsk-lagarde-FMI-french-touch

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AVEC LA SECHERESSE, GARE AUX SPECULATEURS DE LA FAIM

Sous l’effet de la hausse des prix des matières premières alimentaires, la faim dans le monde regagne du terrain. La sécheresse et la spéculation aggravent une situation que le G20 qui se prépare ne pourra pas améliorer.

La Banque mondiale tire à nouveau la sonnette d’alarme. En un an, l'indice des prix alimentaires a augmenté de 36%. Conséquence immédiate, depuis juin dernier à cause de la flambée de ces prix, 44 millions de personnes en situation fragile sont tombées dans la misère. A la mi-avril, l’institution internationale soulignait que toute nouvelle hausse de 10% précipiterait 10 millions de personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté (1,25 dollar par jour), où sont déjà plongés 1,2 milliard d’individus dans le monde. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/38851/secheresse-speculation-faim

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LA PRIME A LA CASSE PESE SUR LA REPRISE

La baisse des ventes automobiles fait chuter la consommation. « Prime à la casse » oblige. 

A quoi servent les primes à la casse ? Sur le coup, à soutenir la consommation. Mais sur plus longue période, elles engendrent inévitablement des effets pervers. Les anciennes mesures du même genre en avaient montré les limites. Les « balladurettes » en 1994 avaient rempli leur office, mais l’effondrement du marché automobile après leur extinction avait débouché sur la mise en place de nouvelles primes en 1996, les « jupettes » qui avaient dopé les ventes de voitures… avant qu’elles ne s’effondrent à nouveau une fois les primes supprimées. (lire la suite sur orange.fr)

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/La-fin-de-la-prime-a-la-casse-pese-sur-la-reprise-code1-148323.html

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DSK, DU VIRTUEL AU REEL

Référence en économie comme en politique au sein de la social-démocratie, DSK est avant tout un homme de réseau qui ne fut ministre que quatre années en tout.

L’aura internationale de Dominique Strauss-Kahn a explosé dans la salle de bains d’un hôtel new-yorkais. Et sa trajectoire politique en France s’est brisée au même endroit. Car même si l’hypothèse d’une machination pour faire tomber l’un des hommes les plus puissants de la planète devait être démontrée, il ne lui serait pas pardonné d'être tombé dans le piege.

En outre, la bulle politico-médiatique sur laquelle il surfait va se dégonfler, laissant la place au seul brouhaha médiatique sur l’agression sexuelle. Alors, l’opinion publique française risque de s’apercevoir qu’elle ne connaît qu’imparfaitement celui qui, sans un seul mot sur le sujet, est devenu le chouchou des sondages pour la prochaine élection présidentielle. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/38185/dsk-virtuel-reel-meconnu

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DES "STRESS TESTS " NUCLEAIRES : D'ACCORD, ET APRES ?

Les acteurs du nucléaire européens ont entamé une course contre la montre pour vérifier la sûreté des centrales. Mais qui prendra la décision d’éventuelles fermetures? 

Des stress tests, et après? La question a été ostensiblement soulevée au Parlement européen par Martin Schulz, chef du groupe socialiste, s’interrogeant sur la marge de manœuvre de la Commission au cas où des réacteurs révéleraient certaines défaillances au regard des sécurités requises. Car ni la Commission ni le Parlement ne disposent de l’autorité nécessaire pour décider de l’arrêt de l’exploitation d’une centrale.

Or, les 143 réacteurs européens en exploitation (dont 58 en France) et diverses autres installations (comme celles d’Areva ou du CEA) sont répartis dans 14 pays. Et, comme l’a rappelé Nicolas Sarkozy à Bruxelles, les choix énergétiques sont de la compétence des Etats membres. Joueront-ils tous le jeu ? (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/38371/stress-test-nucleaire

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ROULER MOINS, BOUGER MALIN

Face à la hausse des coûts d’utilisation de la voiture, sur usage pourrait devenir plus sélectif. L’autopartage est une solution qui se développe.

 Il va falloir choisir. Avec la hausse des prix des carburants à la pompe et l’incidence des péages autoroutiers, les automobilistes vont devoir devenir plus sélectifs dans l’utilisation de leur voiture. Car se déplacer revient de plus en plus cher. Par exemple, pour un Paris-Nantes sur autoroute, il faut maintenant compter entre 40 et 50 euros selon qu’on utilise une automobile de gamme moyenne consommant du gazole ou du super 95, plus 34 euros de péage. Pour un Paris-Lyon ou un Paris-Strasbourg, entre 50 et 60 euros de carburant et de 31 à 35 euros de péage. (lire la suite sur emploiparlonsnet.fr)

http://www.emploiparlonsnet.fr/les-chroniques/rouler-moins-ou-bouger-malin

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"CANCER DE LA SOCIETE" ET MISERE DE LA POLITIQUE

Les propositions de Laurent Wauquiez pour lutter contre l’assistanat seraient inefficaces et consisteraient à mettre deux misères en concurrence.

Calomniez, calomniez… il en restera toujours quelque chose. François Fillon a eu beau chercher à clore la polémique lancée Laurent Wauquiez à propos des abus dont le RSA (revenu de solidarité active) serait l’objet, l’attaque en règle du ministre des Affaires européennes contre «l’assistanat, cancer de la société» a réveillé au sein de l'UMP le désir d'en découdre. Roselyne Bachelot, en charge du dossier au sein du gouvernement comme ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a pourtant démonté les contre-vérités de son collègue bien inélégant sous ses airs de gendre idéal. Malgré tout, passant outre le rappel à l’ordre de François Fillon pourtant chef de la majorité au regard de la Constitution, des dignitaires du parti majoritaire tels que Jean-François Copé, et Xavier Bertrand qui fut son prédécesseur avant de revenir au gouvernement, ont soutenu la charge de Wauquiez. Et avec eux, de nombreux députés de l’UMP.  (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/38047/rsa-cancer-misere

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LE PARTAGE DES BENEFICES, C'EST LA PARTICIPATION ET CA EXISTE

Pour permettre aux salariés de mieux profiter des bénéfices des entreprises, pourquoi ne pas moderniser et étendre la participation qui existe depuis cinquante ans, plutôt que d’inventer un nouvel outil?

Après beaucoup de bruit, le projet « prime contre dividende » aurait pu être ramené à ce qu’il ressemblait dès le départ : un aménagement de la participation, dont la justification est précisément de distribuer une partie des bénéfices aux salariés. Il aurait été assez logique que ce principe introduit dans la loi en 1959, fût utilisé dans la perspective d’une meilleure répartition des fruits de la croissance. Pour que la distribution soit plus importante, il aurait suffi alors de déplacer le curseur et d’étendre le système. On gardait l’outil, dont tout le monde – patronat et syndicats de salariés – sait se servir, et on l’aménageait. La solution privilégiée par le gouvernement semble être différente, mais il appartiendra aux partenaires syndicaux de l’affiner. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/37619/partage-benefices-participation-prime

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DE L'INFLUENCE POLITIQUE DES AGENCES DE NOTATION 

Les agences de notation financière ne font pas de politique, mais les politiques subissent leur influence. Assimilées à la finance internationale, elles servent de repoussoir aux partis qui, dans l’Union européenne, prônent un retour aux  nationalismes étroits. 

La confiscation d’une partie du pouvoir du politique par la finance n’est jamais plus évidente que lorsque les agences de notation financière dégradent la qualité de la dette d’un Etat.  Dans le cas des Etats-Unis, le seul signal d’une possible future dégradation par une seule agence, Standard & Poor’s, a suffi pour faire décrocher toutes les places boursières. On n’en finirait pas de souligner l’absurdité d’un système qui les conforte dans une position de juge, alors qu’elles n’ont pas su empêcher la dernière crise économique mondiale. Le plus absurde étant qu’elles sanctionnent aujourd’hui des Etats qui, pour éviter un blocage de l’économie et enrayer la crise, ont créé de la dette publique en rachetant la dette privée des institutions financières. Celles-là même que les agences de notation étaient censées surveiller, sans succès. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/37175/agences-notation-politique

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GAZ DE SCHISTE: LAISSEZ LE DEBAT OUVERT

Tout va trop vite dans ce dossier: l’attribution des permis d’exploration sans transparence véritable, puis leur abrogation comme si le gouvernement découvrait le sujet. Si la ressource existe, on en reparlera.

Qu’est-ce qui se cache dans le gaz de schiste ? On a entendu Jean-Louis Borloo reconnaître avoir commis une erreur en délivrant, par arrêté datés du 1er mars 2010, trois permis d’exploration. Et sans qu’une «publicité régulière» n’ait été faite, estime Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement. Pourtant, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Lozère sont concernés: difficile pour les sociétés retenues de forer dans l’ombre. Les élus de ces départements dénoncent le manque de transparence. Dans cette opacité, une seule certitude: aux Etats-Unis où 500.000 puits d’exploitation ont été forés dans 31 Etats, les méthodes d’extraction du gaz de schistes ont été dévastatrices pour l'environnement. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/37383/debat-gaz-schiste

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EMBROUILLE DANS L'ENERGIE, LE CONSOMMATEUR PAIERA

L’ouverture du marché de l’énergie – et notamment de l’électricité – en France a créé un univers opaque. L’intérêt du consommateur est exclu du débat. Mais des hausses de tarifs de 30% sur quatre ans sont à prévoir. 

N’y aurait-il rien à comprendre, juste à payer ? Depuis que la concurrence a été introduite sur le marché de l’énergie en France, en juillet 2007, tout marche à l’envers. Devait-elle faire baisser les tarifs ? C’est raté : la déréglementation a eu l’effet inverse. De sorte que, dans l’électricité, on est revenu à des tarifs réglementés. Fallait-il obliger EDF à céder une part de son électricité à ses concurrents pour leur permettre d’exister ? Drôle de libéralisme qui contraint un opérateur à aider ses compétiteurs, au lieu de se focaliser sur l’intérêt du consommateur. C’est néanmoins ce qui fut décidé. Et puisqu’on n’est pas à une contradiction près dans ce libéralisme-là, c’est à l’Etat qu’est revenu le soin de fixer le prix auquel EDF devra céder son électricité à ses concurrents. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/37213/electricite-consommateur-paiera

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LA LOGISTIQUE HUMANITAIRE AU PIED DU MUR NUCLEAIRE 

L’aide humanitaire ne peut exister que sur la base d’une logistique éprouvée. Mais quelle logistique déployer aujourd’hui pour répondre à une catastrophe nucléaire ?

 Après le récent tsunami au Japon et l’impossibilité pour les équipes de sauveteurs d’accéder pendant plusieurs jours aux zones dévastées, la question de la logistique humanitaire est posée une nouvelle fois, comme en Thaïlande fin 2004 après le tsunami ou à Haïti après le séisme de janvier 2010. Certes, un pays comme le Japon possède des capacités d’intervention après une catastrophe naturelle dont ne disposent pas pays beaucoup moins riches et techniquement moins avancés, comme les deux précédemment cités ou le Chili (qui subit également un séisme en 2008 et 2010), ou la Birmanie (tremblement de terre en 2008) et bien d’autres.  Mais même les secours japonais, on l’a vu, peuvent être tenus en échec  par l’ampleur des destructions, incapables de se projeter sur les lieux de la catastrophe. Dans le cas d’une catastrophe nucléaire, dont le Japon est aussi victime, c’est pire : aucune logistique n’est adaptée. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/36689/humanitaire-logistique-msf

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QUEL BOUQUET D'ENERGIES POUR LA FRANCE?

Après la catastrophe japonaise, les élus doivent reconsidérer la politique énergétique française en établissant de nouvelles hiérarchies.

L’idée, formulée par le sommet européen du 25 mars et reprise par Nicolas Sarkozy, de soumettre les centrales nucléaires à un stress-test, sera insuffisante pour répondre à la situation créée par la catastrophe japonaise de Fukushima. Les résultats rassureront peut-être sur l’état de ces centrales… et encore : le simple fait de devoir vérifier les conditions de sûreté peut suffire à introduire le doute, alors que la sûreté en question ne souffre a priori aucune approximation. De ce point de vue, l’opinion publique a déjà envoyé des messages clairs. (lire la suite sur emploiparlonnet.fr)

http://www.emploiparlonsnet.fr/les-chroniques/quel-bouquet-d-energies-pour-la-france

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L'ENERGIE, NOUVELLE FRONTIERE DU POLITIQUE

Dans les programmes des partis, l'énergie fait souvent partie de l'intendance. Pour des raisons économiques et de sûreté, les partis de gouvernement vont devoir s'engager clairement.

Sortir du pilotage à vue pour s’engager dans une vraie politique de l’énergie: à un an de la présidentielle, aucun parti dit de gouvernement ne peut aujourd’hui s’en affranchir. Après des décennies où l’opportunisme l’a emporté sur une vision globale et de long terme, l’énergie devient une nouvelle frontière que les partis vont devoir intégrer à leur projet. Et de façon plus précise qu’en prônant, comme le PS, un «non au tout nucléaire» qui laisse la porte ouverte à toutes les interprétations. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/36637/politiques-energie-maintenant

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CASSE TETE ENERGETIQUE POUR LA FRANCE 

La situation du Japon fait rebondir le débat du nucléaire en France.

Nicolas Sarkozy, Président de la République, a tranché : la stratégie énergétique française, qui repose sur la prédominance du nucléaire (75%) dans la production d’électricité, ne sera pas être remise en question, a-t-il affirmé le 14 mars. Mais l’évolution de la catastrophe nippone implique de faire preuve d’humilité et d’en tirer les enseignements. Face à une déferlante de situations incontrôlées, il est normal de s’interroger sur la légitimité des choix. Le Japon est le premier pays concerné : malgré une digne retenue de la population, des questions commencent à être posées sur la gestion des réacteurs des centrales nucléaires de Fukushima par Tokyo Electric Power (Tepco), la première entreprise électrique du pays. Aux Etats-Unis et en France aussi, des débats sont ouverts. Car à eux trois, ces pays totalisent 56% de la puissance nucléaire mondiale installée dans 31 pays, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). (lire la suite sur Orange.fr)

http://actu.orange.fr/points-de-vue-actu/le-casse-tete-energetique-francais-20110316141103.html

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ALERTEZ LES POISSONS, DE FUKUSHIMA ET D'AILLEURS

Les rejets effectués en mer à la centrale de Fukushima et les retombées du nuage radioactif vont-ils affecter la chaîne alimentaire? Y a-t-il un risque à consommer du poisson, au Japon et ailleurs?

Pour l’instant, comme à la pêche, personne ne pipe mot. Ou presque. Pour ne pas effrayer les poissons… qui auraient toutes les raisons de l’être. Et pas seulement eux. Quelles vont être les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur les produits de la pêche? Les Japonais, bien sûr, sont les premiers à se poser la question. La façon dont ils désertent les poissonneries est assez éloquente.

Les vents ont poussé le nuage radioactif vers le Pacifique. Mais que va-t-il advenir lorsque les éléments radioactifs vont retomber et se disperser dans le milieu aquatique? En outre, les réacteurs ont été refroidis à l’eau de mer… qui a été évacuée dans l’océan, chargée elle-aussi d’éléments radioactifs. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/36039/poissons-radioactivite-japon

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CARLOS GHOSN DANS LA SPIRALE  DE L'ECHEC

La gestion exécrable de la fausse affaire d’espionnage va-t-elle amener le conseil d’administration à poser le problème de la gouvernance du groupe Renault?

Parmi les cadres de Renault, l’atmosphère est lourde. C’était prévisible. Dans toute entreprise, il existe un esprit de corps. L’encadrement le perpétue et le consolide sur fond de culture commune, alors que la direction en est le garant. Dans cette dynamique commune, le rôle d’un manager, fût-il au plus haut niveau, consiste à motiver ses collaborateurs nommés à des postes de responsabilité et à faire équipe avec eux. Ce qui implique entre autres de leur faire confiance. Aussi, lorsqu’un vulgaire corbeau devient d’un seul coup plus crédible que ces cadres, l’édifice est ébranlé et la mécanique se grippe. Qui, alors, doit faire confiance à qui? C’est cette situation que Carlos Ghosn, président de Renault (et de Nissan), et Patrick Pélata, directeur général, ont créé en licenciant trois cadres à la suite d’une enquête manifestement sommaire. (lire la suite dur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/35855/carlos-ghosn-dans-la-spirale-de-lechec

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UN ILLEGITIME SOUCI DE PRODUCTIVITE

80% de la maintenance des centrales nucléaires d’EDF est assurée par des sous-traitants sélectionnés sur appels d’offres. Et les fournisseurs, dont Areva, doivent trouver des solutions nouvelles plus compétitives.

Il y a deux ans, pas moins de trois incidents de maintenance sont intervenus à la centre du Tricastin, avec parfois un risque de déclenchement de réactions en chaîne incontrôlée qui, en l’occurrence, n’a pas eu lieu. A Fessenheim, le remplacement de trois générateurs de vapeur fut imposé à EDF en 2009, après que l’Autorité de sûreté nucléaire eut attribué le problème à un manque d’anticipation, et donc à une gestion amont défaillante de la maintenance. En matière nucléaire, où tout dérapage peut aboutir à une situation critique, la sécurité ne se négocie pas et la maintenance ne doit pas répondre à des objectifs de rentabilité. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/35899/nucl%C3%A9aire-un-ill%C3%A9gitime-souci-de-productivit%C3%A9

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SORTIR DU NUCLEAIRE? CHICHE!

Le nucléaire civil ne représente, après tout, que 17% de la production mondiale d’électricité – mais 75% en France. Sommes-nous prêts à en payer les coûts?

La situation du Japon fait rebondir le débat du nucléaire en France. Face à une déferlante de situations incontrôlées, il est normal de s’interroger sur la légitimité des choix, notamment aux Etats-Unis, en France et au Japon — trois pays qui, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, totalisent 56% de la puissance nucléaire mondiale installée dans 31 pays. On pourrait même imaginer se passer entièrement de l’apport du nucléaire. Après tout, il n’y a qu’une quarantaine d’années que l’atome civil contribue significativement à la production d’électricité. Et tout bien considéré, il ne représente aujourd’hui que 17% de l’électricité produite dans le monde. Rien, apparemment, d’insurmontable.  (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/35501/sortir-du-nucleaire-chiche-france

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LE JAPON, PUISSANCE NUCLEAIRE ET CULTURE DU RISQUE

Le Japon, troisième puissance mondiale dans le nucléaire civil, a relevé le défi de la conjonction des risques: séisme et tsunami. La convergence s’est produite. Reste à savoir si l’accident de la centrale de Fukushima se transformera en catastrophe.

Les grandes catastrophes ont toutes au moins deux points communs. D’abord, elles n’ont pas été anticipées . Ensuite, elles sont le résultat de plusieurs facteurs de risque qui, convergeant au même moment au même endroit, créent une situation qui échappe à tout contrôle. Or, pour que le nucléaire puisse exister vis-à-vis de l’opinion publique, il est indispensable que toutes les conditions de sûreté soient mises en œuvre. C’est la question qui, aujourd’hui, est posée aux autorités japonaises.

Le Japon fait partie de ces pays qui, dans le nucléaire civil, se sont dotés d’une véritable culture de la sûreté. C’est aussi un pays qui, compte tenu de la forte activité sismique de son sous-sol (plus de mille secousses sont ressenties au Japon chaque année), a appris à se prémunir contre les effets des tremblements de terre. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/35359/japon-seisme-tremblement-centrale-nucleaire-culture-risque-tchernobyl

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HAUSSE DU PRIX DU BARIL: L'ALIBI DU PRINTEMPS ARABE

La hausse du prix du pétrole qui se répercute à la pompe a pour origine la hausse de la demande mondiale. Les effets du printemps arabe n’interviennent pour l’instant qu’en toile de fond.

Les marchés aiment parfois se faire peur. Cela peut d’ailleurs leur rapporter gros, et ça s’appelle la spéculation. Après s’être massivement portés sur les matières premières alimentaires, ils évoquent les effets du « printemps arabe » pour justifier un retour sur le pétrole. Mardi soir, 1er mars, le prix du baril a clôturé en hausse (115 dollars à Londres, 100 dollars à New York) sur fond de tensions au Maghreb et au Moyen Orient.  En cause : la déstabilisation de la région. Pourtant, la production d’or noir est jusqu’à présent assez peu affectée par ce printemps arabe. Parmi les pays qui vivent actuellement une révolution et où les pouvoirs sont déchus, la Libye est le seul qui extrait du pétrole. Avant les évènements contre le régime Khadafi, le pays produisait entre 1,5 et 1,7 million de barils par jour, sur un total mondial de 86 millions. Et en exportait environ 1,2 million. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/34967/petrole-hausse-cours-prix-essence-speculation-libye

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LES TARIFS DU GAZ ET DE L'ELECTRICITE DANS LE LABYRINTHE                          

 C'est encore un tour de passe-passe que seuls de fins technocrates savent réaliser, avec la bénédiction de leur tutelle politique.        

En 2010, suite aux augmentations d'avril et de juillet, les tarifs du gaz avaient globalement été relevés de 15%. Mal à l'aise, le gouvernement avait expliqué ces mouvements tarifaires par l'indexation sur les cours du pétrole. Or, c'est là que la magie opère : à l'entrée en vigueur de la nouvelle formule destinée à endiguer la hausse des prix, les tarifs, en fait, vont... augmenter de 5%. La belle formule!  ( lire la suite sur orange.fr)

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/Les-tarifs-du-gaz-et-de-l-electricite-dans-le-labyrinthe-code1-183258.html

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LE G20 CROIT CONJURER LES FAMINES AVEC DES INDICATEURS ECONOMIQUES

Face à la flambée des cours des matières premières alimentaires et contre les risques de famines, les membres du G20 veulent créer des indicateurs pour mesurer les déséquilibres mondiaux. Un tout petit premier pas. 

Alors que les prix des matières premières alimentaires flambent de nouveau, on aurait pu espérer que le G20 Finances, qui a rassemblé à Paris les 18 et 19 février les ministres en charge de ce portefeuille et les gouverneurs de banques centrales, s’empare du dossier.  Christine Lagarde, la ministre française, avait pointé ce problème du doigt en préambule à la réunion. Elle avait  souligné la « financiarisation excessive » des marchés de matières premièresalimentaires, et la « volatilité excessive » des prix des céréales. Les cours du blé, par exemple, ont augmenté de 40% en six mois… puis sont passés de 120 euros la tonne à 300 euros en six semaines ! « A Chicago, il s’échange dans l’année 46 fois la production mondiale de blé, et 24 fois la production mondiale de maïs, entre des opérateurs privés qui n’ont aucun lien avec la matière première », a expliqué la ministre. Impossible de fermer les yeux sur la spéculation.   (lire la suite sur place-publique.fr)

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6140

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COUT DU TRAVAIL: LA FRANCE N'EST PAS PIRE QUE L'ALLEMAGNE

Un débat politique prend corps autour des 35 heures et du coût du travail en France. Les fantasmes ont la vie dure. Revue de détails à l’intention des polémistes. 

 Le coût du travail deviendrait-il un fantasme pour les hommes politiques? En France, il n’est pas parmi les plus bas d’Europe, loin s’en faut. Mais  il n’est pas non plus le plus élevé. En se focalisant sur ce paramètre – à cause du poids des charges - pour expliquer la désindustrialisation du pays, on passe à côté d’autres problèmes. Faudrait-il y voir une sorte de manipulation politique ? (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/33093/rtt-cout-du-travail-france-pas-pire-allemagne

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L'ALIMENTATION EN TOILE DE FOND DES REVOLUTIONS

A nouveau, sur les marchés de matières premières alimentaires, tous les indices sont au rouge.

Le site spécialisé Cyclope braque le projecteur sur l'envolée des prix : alors que l'indice global des cours des matières premières (hors pétrole et métaux précieux) a doublé en deux ans (entre début 2009 et fin 2010), celui des matières premières agricoles a triplé. Le Programme alimentaire mondial (PAM) soulignait en novembre 2010 que " la hausse continue des prix pourrait accentuer la pression sur les populations démunies ". Avec une hausse à son plus haut niveau fin 2010 depuis deux ans, les prix alimentaires pourraient atteindre de nouveaux pics en 2011. Ce que l'Organisation des Nations-Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a confirmé début février, soulignant le risque de troubles dans les pays pauvres. (lire la suite sur orange.fr)

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/L-alimentation-en-toile-de-fond-des-revolutions-code1-130330.html

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EN TUNISIE, UNE INTIFADA LAIQUE

Le dialogue d’une rive à l’autre de la Méditerranée est toujours politiquement sensible dès que la souveraineté nationale d’un pays peut sembler impliquée.

L'ouverture au monde de la Tunisie figure au centre de la revendication démocratique qui a succédé au renversement du gouvernement Ben Ali. Avant l’Europe et notamment avant la France trop longtemps restée muette, les Etats-Unis de Barak Obama ont anticipé l’insurrection populaire, tendant une main comme l’ex-président Bush n’aurait su le faire. L’Europe doit aussi prendre en considération les évènements nouveaux. Au sommet de l’OUA, le 30 janvier, Nicolas Sarkozy s’est placé tardivement « avec amitié et respect aux côtés des Tunisiens et des Egyptiens », rappelant que « la démocratie, le respect des droits de l’Homme, sont des aspirations profondes de chacun de nos peuples. »

L’économiste Olivier Pastré souligne que, à terme, le déficit démographique de l’Europe portera sur quelque 30 millions de personnes alors que, au Maghreb, l’émigration devrait concerner un nombre équivalent d’individus. On voit bien quelle forme pourrait prendre un intérêt commun bien compris, renforcé par la dimension culturelle des échanges qui n’ont jamais cessé dans l’histoire des relations d’une rive à l’autre de la Méditerranée. (lire la suite sur place-publique.fr)

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6090

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LE GRAND EMPRUNT, DERNIERE CHANCE POUR L'INNOVATION

Le Grand emprunt doit enrayer le déclin en matière d'innovation. Encore faut-il que la France reste attractive pour les ingénieurs et les chercheurs.                                                                                  Le Grand emprunt, c’est parti. Un an après son lancement, le Premier ministre François Fillon a révélé début décembre 2010 les 14 premiers projets qui, dans les secteurs des énergies renouvelables, des réseaux électriques intelligents, du très haut débit et de l’économie sociale, vont se partager 53 millions d’euros sur les 35 milliards du Grand emprunt. «Avant la fin de 2011, c’est entre 15 et 20 milliards d’euros sur les 35 milliards qui auront été engagés sur des projets précis et de long terme», a-t-il expliqué. Un programme de bon augure pour commencer l’année. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/32733/innovation-grand-emprunt-chance

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POUR LA JEUNESSE ALGERIENNE, LE PETROLE EST UN MIRAGE

La rente pétrolière, confisquée par le pouvoir, n’a pas été utilisée pour industrialiser le pays. La jeunesse qui réclame aujourd’hui des emplois en paie les conséquences.

L’Algérie a deux richesses. D’abord, sa jeunesse. Comme la Tunisie. Ensuite, ses hydrocarbures. Ce qui la distingue de la Tunisie. Mais le grand problème de l’Algérie, c’est qu’il n’existe pas de vases communicants entre les jeunes et la rente pétrolière. La rente pétrolière, confisquée par une infime minorité, n’a pas servi à développer une industrialisation qui aurait créé des emplois. Et qui aurait favorisé le développement d’une classe moyenne, signe de modernisation d’une société. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/32811/algerie-petrole-jeunesse-mirage-confisque

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AUTOMOBILES: LES PRIX N'ONT PLUS DE SENS

Les tarifs catalogue n’ont plus de réalité face au niveau des remises consenties sur les ventes automobiles dans les derniers jours de 2010.

Quel est le vrai prix d’une voiture aujourd’hui? Après les remises exceptionnelles consenties en décembre 2010 par les concessionnaires automobiles, on peut se demander à quoi correspondent les «tarifs catalogue», qui servent de base pour entamer une négociation commerciale entre client et vendeur. Sous prétexte de saluer la fin d’une prime à la casse de 500 euros qui avait déjà été réduite de moitié, les réseaux ont consenti des remises correspondant à deux, trois ou quatre fois le montant de l’aide d’Etat. Soit 2.000 à 2.500 euros de bonus en tout pour le client qui a su bien négocier, pouvant correspondre à 30% du prix d’une voiture achetée. Fin 2010, les clients ont acheté de la remise. Qu’accepteront-ils de payer demain? (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/32333/automobile-vente-prix-prime

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LA FRANCE TOUJOURS ATTRACTIVE POUR LES INVESTISSEURS

Dette publique, capital des entreprises, immobilier... Les investisseurs étrangers sont très présents dans l'Hexagone.

1.591 milliards d’euros de dette publique en France à la mi-2010, soit 82,9% du produit intérieur brut (PIB). Avec 163 milliards de plus en tout juste un an, cette dette s’est alourdie de plus de 8 points de PIB (à rapprocher de la croissance annuelle qui se situe entre 1,5 et 2,5 points de PIB par an). Certes, il s’agit de la dette publique brute. (...) Mais qui la détient? Tous les opérateurs financiers de tous les pays peuvent intervenir sur les marchés. Mi-2009, selon l’Agence France Trésor, cette dette était pour le tiers entre les mains de résidents français –les «zinzins» («investisseurs institutionnels»), banques et compagnies d’assurance principalement– et logée pour les deux tiers chez des créanciers étrangers. Parmi ceux-ci, une moitié était constituée de non-résidents appartenant à la zone euro, et l’autre moitié était située hors de la zone euro. Compte tenu de la qualité de la signature de l’Etat français, on peut estimer aujourd’hui que la part de la dette acquise par les non-résidents (dans et hors zone euro) est passée à 70% du total négociable –soit entre 850 et 860 milliards d’euros. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/31037/france-dette-investissements-etrangers

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LE TRAVAIL NE SE PARTAGE PAS? UN PEU QUAND MEME...

L’analyse macro-économique est nuancée par la réalité de la gestion des effectifs dans les entreprises.

Un nouveau slogan fait aujourd’hui florès : « Le travail ne se partage pas ; il se crée ». Voilà qui semblerait vivifiant. On peut donc revenir sans état d’âme sur la réduction du temps de travail qui avait pour objectif de partager le travail en créant de nouveaux emplois. On peut aussi réformer la retraite – ce qui était nécessaire -  sans craindre que le recul de l’âge de départ n’aggrave le chômage des jeunes. Le raisonnement se veut infaillible : plus on travaille, plus on crée de la richesse et plus on consomme, plus on crée de la demande et plus on alimente la production qui crée elle-même des emplois. Formidable. Le problème est que cette approche macroéconomique se heurte à la réalité de la gestion des effectifs dans les entreprises. Notamment pour l’embauche des jeunes. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/30585/le-travail-ne-se-partage-pas-un-peu-quand-meme

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LA MOBILITE DURABLE, UN FILON POUR L'EMPLOI

Les premières voitures électriques seront bientôt commercialisées. Elles symboliseront les nouvelles formes de mobilité, avec, à la clé, de nouveaux postes surtout dans les services.

L’arrivée de la voiture électrique, après tant d’années où elle ne fut qu’un véhicule virtuel, marquera bien plus qu’une rupture technologique. En France, la commercialisation de la Ion de Peugeot doit démarrer fin 2010, un an avant la Zoe de Renault. Mais ces voitures ne sont que la partie la plus visible d’un phénomène qui ne demande qu’à éclore. D’autres concepts de véhicules électriques totalement nouveaux sont prêts à prendre la route, comme les petites voitures à quatre places SC4P de SimplyCity, à deux places Smera de Lumeneo ou BlueCar de Bolloré, les utilitaires légers Sam de la société Bi-Scot ou G5 de Goupil Industrie. Et treize agglomérations pilotes (parmi lesquelles Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Rennes, La Rochelle…) se sont engagées à déployer des infrastructures électriques spécifiques pour recharger les batteries des véhicules. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/31609/nouvelles-voitures-nouveaux-emplois

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LA CRISE IRLANDAISE A DU BON

Le choix de l’Irlande de construire son développement sur le dumping fiscal a tourné à la catastrophe. La crise devrait contraindre l'Union européenne à une harmonisation fiscale.

La crise en Irlande aura au moins permis de faire tomber un tabou dans l’Union européenne: celui de l’harmonisation fiscale. Avec le temps et pour combler un déficit politique grave sur la question, l’UE semblait avoir admis que la concurrence fiscale était un bon moyen d’obliger les Etats à réduire leurs prélèvements. En plus, elle permettait aux nouveaux membres d’accélérer leur développement économique en pratiquant des taux attractifs. Surtout, elle sauvegardait la souveraineté des Etats dans la gestion de leur économie. L’harmonisation devenait politiquement incorrecte. Ainsi, tout en bénéficiant des aides européennes pour construire de nouvelles infrastructures, Dublin a pu construire sa propérité sur le dumping fiscal, limitant à 12,5% les taxes sur les sociétés pour attirer les sièges sociaux, soit globalement deux fois moins que la moyenne européenne et trois fois moins que la France. Mais la crise irlandaise démontre qu’on ne construit pas une économie sur le dumping fiscal. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/31227/fiscalite-europe-irlande-harmonisation

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RENAULT FAIT UN PIED DE NEZ A LA REFORME DES RETRAITES

En annonçant un nouveau plan social pour les salariés de 58 ans et plus, Renault –dont l’Etat est actionnaire– ignore superbement la réforme des retraites qui implique de ne plus gérer ses effectifs par des mises en préretraite.                                                                       

Un plan de 3.000 départs anticipés, soit plus de 6% des salarié. En sortie de crise, on fait mieux pour donner l’exemple dans la relance de l’emploi. D’autant que ce plan social qui ne dit pas son nom succède à un autre qui, en pleine crise, avait touché 8% des effectifs. Lorsqu’on a bénéficié de 3 milliards d’euros de prêts à taux préférentiels de la part de l’Etat pour traverser la crise, la méthode est cavalière.  (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/30819/renault-plan-social-retraites-reforme

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PARLONS UN PEU D'IMPOTS

Une réforme de l’impôt fait partie des grands chantiers que Nicolas Sarkozy souhaite ouvrir. La France passe pour être «championne du monde de la fiscalité». Elle se démarque surtout par une pression fiscale plus lourde sur le travail que sur le capital.    «Il n’y aura pas de hausse d’impôts», a répété Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée du 16 novembre. Mais une réforme fiscale est dans l’air pour restaurer une «compétitivité fiscale» qui permettrait de mettre fin aux délocalisations. Beau programme, avec une hypothèse de travail dont on reparlera: une réorientation de l’impôt sur le patrimoine, avec plutôt un impôt sur les revenus du patrimoine. Exit, selon cette hypothèse, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/30317/parlons-un-peu-dimpots

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RSE: UNE ETIQUETTE ETHIQUE POUR LES ENTREPRISES

La norme ISO 26000 fixe une ligne directrice, compatible avec l’économie de marché et le moteur du profit. Comme en témoignent les groupes signataires du «manifeste de l’entreprise responsable», réunis fin novembre au World Forum Lille.

Une norme pour que les entreprises soient «socialement responsables». Pas facile de faire passer le message lorsque les entreprises réduisent leurs effectifs ou délocalisent leurs productions! Utiliser la composante sociale comme variable d’ajustement est peu compatible avec  les principes de développement durable. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/30025/iso26000-norme-internationale-responsabilite-sociale

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RETRAITES, LA REFORME DE 2013

Alors qu’ils doivent se prononcer sur la réforme des retraites, les sénateurs ont discuté des avantages d’une autre réforme qui introduirait la retraite à points réclamée par  la CFDT.  Drôle d’ambiance au Sénat où, pour voter une réforme, on débat d’une autre. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un amendement a été voté prévoyant que, «à compter du premier trimestre 2013, le comité de pilotage des régimes de retraite organise une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d’une réforme systémique», fondée sur un régime universel par points ou en comptes notionnels, «dans le respect du principe de répartition». C'est-à-dire, pour les sénateurs, une réforme qui va dans le sens de celle  réclamée par la CFDT.  (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/29027/reforme-retraites-points-2013-cfdt

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POURQUOI LES JEUNES MANIFESTENT-ILS?       

Non seulement la pédagogie gouvernementale pour expliquer la réforme des retraites n’a pas convaincu les jeunes manifestants, mais elle a réveillé un malaise plus général qui révèle une maladie nationale.    

«Les jeunes» sont frappés par le syndrome de «sœur Anne»: ils ne voient rien venir. Et ils ont décidé de le dire dans la rue. Parce qu’il y a des années que la France s’occupe mal de sa jeunesse et qu’ils le ressentent. Et parce que la contestation à la réforme des retraites s’y prête. Car cette réforme-là brouille encore plus l’horizon. (lire la suite sur slate.fr)                

http://www.slate.fr/story/28781/jeunes-manifestations-lycens-etudiants-retraites-chomage

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RETRAITES: LA LOGIQUE DE LA RADICALISATION

En durcissant leur opposition à la réforme des retraites, les syndicats installent leur mouvement dans la durée. Le scénario n’est pas vraiment surprenant.

La nouvelle est tombée mercredi 6 octobre à 15 heures. Dans un communiqué, le secrétaire général de la CFDT Cheminots, Arnaud Morvan, indique que son syndicat «montrera la voie du renforcement de la mobilisation en s'inscrivant dans un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre.» A priori, rien de très surprenant tandis que la mobilisation contre la réforme des retraites portée par le ministre du Travail Eric Woerth, ne faiblit pas. Mais jusque là, la CFDT faisait partie des syndicats plutôt opposés à la radicalisation du conflit avec le gouvernement. Si la CFDT Cheminots embraye malgré tout sur le mot d’ordre de la CGT ayant appelé quelques heures plus tôt à une grève reconductible à la SNCF, c’est que le mouvement a changé de dimension. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/28315/retraites-greve-radicalisation-syndicats

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SOCIAL: LE SPECTRE DE L'EXPLOSION

Le climat social de la rentrée est particulièrement dégradé. Les rancoeurs politiques, économiques se mêlent à l’opposition à la réforme des retraites.

Qu’y a-t-il pour que l’atmosphère en France soit devenue à ce point exécrable? Un commentaire comme celui du député Vert Noël Mamère estimant  que «l’atmosphère qui règne dans notre pays, ça pue», est relativement convenu. Mais celui de Jean François Copé, personnalité de la majorité, soulignant qu’il «règne actuellement une ambiance malsaine de "nuit du 4 août" est plus surprenant. Et de Martine Aubry à Edouard Balladur, la perception est identique, même si l’analyse est différente. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/27975/social-france-explosion-retraite-rue-rancoeur

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UNE FRANCE DE RICHES PROPRIETAIRES

Les foyers modestes vont rester exclus de l’accession à la propriété. L’augmentation des prix des logements a repris et le nouveau prêt à taux zéro plus cible les classes moyennes.                                                    Lorsqu’on fait sauter un plafond, c’est pour viser plus haut. C’est exactement l'objectif poursuivi avec le Prêt à taux zéro Plus (PTZ+). A partir du 1er janvier prochain, il sera accessible sans plafond de ressources – c'est-à-dire qu’il ne sera plus réservé aux foyers à revenus dits modestes (par exemple pour un foyer de 3 personnes, jusqu’à 50.000 euros de revenu fiscal à Paris et 36.000 euros en province), mais pourra également profiter à ceux des classes moyennes, voire aux foyers aisés, quels que soient leurs revenus. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/27463/immobilier-une-france-de-riches-proprietaires

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AREVA, LE NIGER ET LES TOUAREGS

Une histoire des conflits d'intérêts...

Entre le Niger et Areva, les relations se sont tendues. Et si la rébellion touareg est terminée, la culture du banditisme armé reste présente chez les jeunes adultes plus attirés par les trafics que par l’intégrisme. Au Niger, les intérêts stratégiques de la France sont en jeu. Les mines d’Arlit produisent l’uranium indispensable au fonctionnement des centrales nucléaires d’EDF qui fournissent les trois quarts de l’électricité consommée dans l’Hexagone. Mais pour se prémunir des aléas plus géopolitiques que géologiques, le groupe français Areva, numéro un mondial de l’extraction d’uranium (8.623 tonnes en 2009 dans le monde) a diversifié ses sources. Il opère aussi au Canada, au Kazakhstan, en Namibie… (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/27689/areva-niger-touaregs

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LE RESTE ET THIBAULT: UN SYNDICAT, DEUX VOIX

Face à la réforme des retraites, les deux figures de la CGT incarnent deux stratégies syndicales.

Une grève « carrée » – grève d’une journée, dans le langage cheminot. Pour témoigner, montrer ses muscles, se compter. Mais d’une journée seulement. Didier Le Reste, secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots, était partisan d’un mouvement plus dur pour s’opposer à la réforme des retraites. Une bonne grève reconductible, un vrai bras de fer pour faire plier l’adversaire, l’obliger à renoncer à son projet comme en 1995 face au gouvernement Juppé à propos, déjà, des régimes spéciaux de retraite. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/27059/cgt-le-reste-vs-thibault-un-syndicat-deux-voix-deux-strategies

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LA FRANCE ECLIPSE LE SOLAIRE

La subvention à la production d’électricité d’origine solaire baisse. Objectif: freiner l’installation de panneaux photovoltaïques. La France recule sur la promotion des énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables n’ont plus la cote, surtout l’éolien et le photovoltaïque. Après les nouvelles contraintes imposées à l’éolien au printemps dernier pour éviter le «mitage» du territoire, le photovoltaïque est touché pour la deuxième fois cette année. Non seulement EDF rachètera moins cher l’électricité produite notamment par les entreprises et les agriculteurs, rendant l’équation financière moins séduisante, mais  le ministre du Budget François Baroin a annoncé que le crédit d'impôt sur les installations sera diminué de moitié. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/26685/france-photovoltaique-solaire-diminution

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DEPENDANCE : UNE BRECHE DANS LA SECU

Pour financer la dépendance sans revenir sur l’obligation de réaliser des économies, un rapport parlementaire préconise une assurance obligatoire à partir de 50 ans. La CSG sur les retraites serait aussi relevée.La rentrée se fera sous le signe des économies.

Nicolas Sarkozy a donné le ton: les niches fiscales et sociales devront être rabotées de 10 milliards d’euros dès l’automne. A contrario, pas question d’envisager de nouvelles dépenses, même pour faire aboutir une promesse de campagne de l’actuel président sur le financement de la dépendance – notamment pour les personnes âgées atteinte de maladies de la dégénérescence. Pourtant, le projet n’est pas enterré. «Ce défi [de la dépendance], nous devons le relever ensemble», réaffirmait Nicolas Sarkozy en janvier dernier. Dans l’agenda du gouvernement, il arrive juste après le dossier des retraites dont l’Assemblée se saisira à l’automne. Mais il n’est plus tout à fait celui du candidat Sarkozy. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/26337/dependance-secu-breche-financement

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LE PEAGE URBAIN EST POLITIQUEMENT INCORRECT EN FRANCE

Il pose des problèmes électoralistes aux maires.

L’idée du péage urbain est de retour depuis que, le 16 juin dernier, quatorze députés et sénateurs ont adopté une disposition permettant des expérimentations dans les villes de plus de 300.0000 habitants. L’idée, toutefois, n’est pas nouvelle. Mais en France, elle a bien du mal à franchir les barrières politiques, à gauche comme à droite. « Déjà lorsque Lionel Jospin était Premier ministre, des députés des deux camps avaient souhaité pousser un amendement dans la loi SRU (loi du 13 décembre 2000 sur la solidarité et renouvellement urbain, ndlr) en faveur d’expérimentations, mais Matignon avait stoppé le projet », se souvient Alain Bonnafous, professeur émérite à l’Université de Lyon2 et chercheur au Laboratoire d’économie des transports.  De toute évidence, les enjeux électoraux font reculer les élus. A Paris, le maire PS Bertrand Delanoë en a déjà repoussé le principe. « Socialement, le péage urbain est contre-productif », commente le socialiste Jean-Paul Huchon à la tête de la région Ile de France. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/25469/peage-urbain-politiquement-incorrect-france

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LE TRAIN S'EMBALLE, LA DETTE SE CREUSE

La dette de Réseau ferré de France pourrait augmenter d’un tiers à 40 milliards d’euros,.

Le rail français est dans le brouillard. Hubert du Mesnil, président de Réseau ferré de France (RFF) a beau reprendre toutes ses additions, il est confronté à une équation insoluble : rénover le réseau sans alourdir la dette alors que les recettes sont inférieures aux dépenses. Or, l’Etat a les poches vides. Et la SNCF se plaint d’être asphyxiée par le montant des péages, ce qui ne l’empêche pas de réclamer de nouvelles lignes TGV. Pas simple !
 
RFF doit faire face à des coûts de 6,2 milliards d’euros par an. Et avec  3,2 milliards d’euros de péages en 2009 et  2,4 milliards de subventions, ses recettes ne couvrent pas les dépenses.  Comment joindre les deux bouts, et combler le trou de 600 millions d’euros par an ? La dette de RFF qui se monte aujourd’hui à environ 28 milliards d’euros pourrait atteindre 40 milliards dans quinze ans », alerte Hubert du Mesnil. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/24955/le-train-s%E2%80%99emballe-la-dette-se-creuse

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AUTOMOBILE:  LE MOTEUR INDUSTRIEL EN SOUS REGIME

PSA et Renault profitent d’un marché automobile français qui s’est plutôt mieux tenu que prévu au premier semestre 2010. Mais l’emploi dans l’Hexagone ne suit pas.

Le marché français se comporte un peu mieux que prévu. Au premier trimestre 2010 grâce à l’afflux des ventes de dernière minute en décembre 2009 et à la prolongation des réductions commerciales des constructeurs, le volume d’immatriculations s’est révélé plutôt bon. Sur les cinq premiers mois de l’année, les ventes de voitures neuves en France ont encore été en hausse 7,2% par rapport à 2009.

En revanche, côté production, le tableau est un plus sombre.Aujourd’hui, les usines françaises ne tournent pas à leur régime de croisière : 477.000 voitures fabriquées cette année sur trois mois, contre environ 550.000 unités en 2008. (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/24251/emplois-industrie-automobile-chomage-delocalisation

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L'OFFSHORE PROFOND SURVIVRA

Les enjeux énergétiques sont si importants que les forages en eaux profondes vont se poursuivre malgré les risques pour l’environnement. Avec ou sans BP.

 Le pétrole fournit aux Etats-Unis 40% de la consommation d’énergie. Les deux tiers sont importés, le dernier tiers est produit sur place – dont 30% dans le Golfe du Mexique. Autrement dit, les centaines de forages offshore du sud des Etats-Unis ne représentent que 10% du pétrole consommé aux Etats-Unis, et seulement 4% des besoins énergétiques des Américains. Pas assez pour que les habitudes de consommation d’énergie soient perturbées par la catastrophe écologique provenant d’une seule des plateformes du Golfe ! (lire la suite sur slate.fr)

http://www.slate.fr/story/25007/forage-eaux-profondes-bp

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  ELECTRICITE: LA MECANIQUE TARIFAIRE DISJONCTE 

Les députés de la majorité veulent faire passer une loi qui crée des intermédiaires supplémentaires sans capacités de production en plus. Hausses de tarifs garantie.

« Quand on veut la lune, on demande les étoiles, ironisait Christine Lagarde en juillet 2009 lorsque l’ancien patron d’EDF, Pierre Gadonneix, avait réclamé une hausse des tarifs de 20% sur trois ou quatre ans. L’Etat, c’était certain, ne laisserait pas tondre les consommateurs ! Gadonneix, en fin de mandat, signait son éviction. Un an plus tard, le sujet revient dans l’actualité, par deux entrées différentes… et pas des moindres. D’un côté, les directions d’EDF qui ne s’aventureraient sur un champ de mines  si leur président Henri Proglio, le très critique successeur de Gadonneix, ne leur avait auparavant balisé le terrain. De l’autre, la très respectable Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui considère que la réforme du marché de l’électricité en cours de discussion au Parlement devrait engendrer une augmentation de 25% des prix en cinq ans.  (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/23917/electricite-hausse-tarifs-concurrence-proglio-edf

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G20 : LES PARADIS FISCAUX ONT DE LA FUITE DANS LES IDEES

Il y a un an, Nicolas Sarkozy annonçait leur fin. Un an plus tard, malgré les déclarations de principe, la finance internationale tient toujours les gouvernements en échec.                               C'était au G20 de Londres, le 2 avril 2009. Après que la crise bancaire eut diffusé son venin au reste de l'économie, les principaux chefs d'Etat avaient déclaré la guerre aux paradis fiscaux. «Tout le monde a conscience de la nécessité de les sanctionner», avait déclaré Nicolas Sarkozy, prenant la tête de la croisade avec Barak Obama pour les Etats-Unis et Gordon Brown pour la Grande-Bretagne. Six mois plus tard, au G20 de Pittsburg, le Président français enfonçait le clou:Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est terminé!

Mais quatorze mois après Londres, au G20 de Toronto, il faut bien le reconnaître: ils sont toujours là. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/23707/g20-les-paradis-fiscaux-taxe-evasion-fiscale-fuite-

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L'INDUSTRIE NE SAIT PLUS CREER D'EMPLOIS

A défaut d’une relance, l’emploi s’est stabilisé en France au premier trimestre. Sauf dans l’industrie, qui continue d’en détruire.

Trois mois stables pour l'emploi: toucherait-on un palier à partir duquel rebondir? L'Insee l'a confirmé début juin: «L'emploi salarié des secteurs marchands est en hausse pour la première fois depuis le premier trimestre 2008», avec près de 24.000 postes créés en trois mois, soit un gain de 0,2%. A défaut d'un spectaculaire retournement, le début 2010 a donc été marqué par une stabilisation de bon augure après deux ans de recul ininterrompu. Sur l'année, on ne pourrait guère espérer mieux: avec une prévision de croissance de 1,4%, l'économie française ne sera pas créatrice d'emplois cette année. Si au moins elle pouvait ne pas en détruire, pour que le chômage plafonne à son niveau actuel de 9,9% (9,55% pour la seule métropole), ce serait déjà une bonne surprise. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/22991/emploi-palier-chomage

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LE DEBAT SUR LES RETRAITES OUBLIE LES PRE-RETRAITES

La question du report de l'âge de la retraite n'a de sens que si les entreprises remettent en question trente ans de gestion de ressources humaines.

A bien y regarder, le débat sur le financement des retraites verse parfois dans le surréalisme: le problème est réel, les remèdes semblent souvent virtuels. Il en est ainsi du recul de l'âge légal de départ, de 60 ans aujourd'hui à 61 ou 62 ans... alors que l'âge moyen de cessation d'activité est de 59 ans, à cause des licenciements dits économiques. Est-ce que le simple fait de reculer l'âge de la retraite modifiera le comportement des entreprises qui pensent trouver un remède à leur problème de productivité en licenciant leurs salariés les plus âgés?  (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/21997/retraites-emploi-seniors

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REFORME DES RETRAITES : C'EST QUOI, ETRE RICHE?

Les hauts revenus qui bénéficient du bouclier fiscal, et les revenus du patrimoine devraient contribuer au financement des retraites.

Pour contribuer au sauvetage de la retraite par répartition, les hauts revenus et les revenus de l’épargne devraient être taxés. Mais c’est quoi, un riche ? Peut-être vous… sans le savoir. 

Tout d’abord, le salaire médian (qui partage en deux la population) en France se situant à 1.510 euros par mois (montant  2007, établi par l’Insee) ou 18.170 euros par an, toutes les personnes qui se situent au-dessus font déjà partie de la moitié des Français les plus aisés. Pas question de parler de richesse à ce niveau-là; on déchanterait vite. On remarquera au passage que le SMIC étant de 1.280 euros par mois en 2007 (1.343 euros en 2010),  le salaire médian est à peine plus élevé, ce qui confirme qu’une grande partie de la population française doit se contenter de revenus proches du salaire minimum. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/21523/retraite-riches-france-revenus-capital-travail-taxes

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SPECULATION: LE PSYCHODRAME DE TROP

Les gouvernements parlent de régulation, mais ne changent rien au système financier qui génère crise sur crise. Le politique a abdiqué. Veut-il et peut-il reprendre le pouvoir?     Si l'Europe se construit sur des crises, il est des psychodrames dont elle pourrait faire l'économie. Mais il faudrait que les pouvoirs politiques assument leur rôle sans faillir, sans laisser la spéculation financière opérer en toute impunité et les manipuler comme des marionnettes pour son plus grand bénéfice. Que d'égards pour des opérateurs qui, grâce aux subtilités de techniques sophistiquées comme la vente à découvert, font leur beurre de l'asphyxie financière des peuples entiers - avec les destructions  d'emplois - en ayant tout intérêt à ce que les crises soient plus profondes pour que le rebond soit plus fort! Car pour eux, le pire serait qu'il n'y ait ni bulle ni crise. Or, il suffirait que certaines pratiques soient interdites pour que la redoutable efficacité de la spéculation soit enrayée. C'est possible, puisque cela fut déjà fait. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/21327/euro-speculation-europe-psychodrame-crise-grece

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LES AGENCES DE NOTATION COMPLICES DE LA SPECULATION

Trois agences dans le monde amplifient les crises déclenchées par des spéculateurs, qui profitent ensuite du verdict de ces agences.

 Les agences de notation sont les meilleures amies des spéculateurs. Elles sont trois, Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, toutes privées  et de culture anglo-saxonne, à s’être arrogées le droit de juger des Etats ou des entreprises en les notant à partir de critères strictement financiers : leur dette, et leur capacité de remboursement.  La Grèce, aujourd’hui, encaisse alternativement les coups des uns et des autres. Maillon faible de la zone euro, elle est dans le collimateur des spéculateurs, qui considèrent qu’avec un déficit correspondant à 13% du PIB en 2009 et une dette publique égale à 115% de sa production annuelle de richesse, le pays ne pourra pas honorer sa dette. Les agences, alors, interviennent, abaissant la note du pays, signifiant par là un risque d’insolvabilité, et justifiant a posteriori la pression spéculative. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/20563/agences-notation-marches-crise-grece-espagne-portugal

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VENT MAUVAIS POUR L'EOLIEN 

Au nom de la spécificité française, les anti-éoliens refusent de cautionner une politique énergétique inspirée par l'Allemagne.

Les éoliennes ne sont pas plus disgracieuses dans le bocage français que les pylônes de lignes à haute tension qui déchirent le panorama, le démantèlement des mâts et des pales n'est pas plus compliqué à réaliser au bout de 20 ans d'utilisation que l'entretien et le remplacement de ces immenses poteaux électriques, le bruit des rotors n'est pas plus fort que celui du courant qui circule sur les autoroutes de l'électricité? On pourrait démonter ainsi maints arguments des adversaires des éoliennes qui, au nom de la sauvegarde du patrimoine naturel ou de la lutte contre la pollution visuelle et sonore, souhaitent que la France revoie à la baisse ses ambitions en matière d'énergie renouvelable d'origine éolienne. Valéry Giscard d'Estaing invoque même l'héritage des peintres impressionnistes pour combattre ces nouveaux moulins à vent. (lire la suite sur Orange.fr)

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/Vent-mauvais-pour-l-eolien-code1-138260.html

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AUTO-ENTREPRENEUR: UN STATUT BACLE, OU PROVOCATEUR?

Le nouveau régime, présenté dans la Loi de modernisation de l’économie, introduit des conditions déloyales de concurrence et favorise la précarité sur le marché du travail.

Au départ, le statut d’auto-entrepreneur était destiné aux retraités qui souhaitaient conserver une activité. Face à la baisse prévisible des pensions, c’était une façon de permettre au senior de plus de 60 ans d’améliorer son traitement.
L’idée a séduit. Mais puisqu’un grand nombre de Français, d’après les sondages, voulaient monter leur propre entreprise, ne pouvait-on élargir la cible de ce statut ? En visant aussi les chômeurs, on réduirait le nombre de demandeurs d’emploi, surtout chez les personnes licenciées de plus de 55 ans, exclues pour beaucoup du marché du travail, qui pourraient ainsi créer leur propre activité. Et pourquoi pas les étudiants qui souhaitent financer des études de plus en plus longues ? Et les salariés qui souhaiteraient arrondir leurs fins de mois avec une deuxième activité (lire la suite sur Place.publique.fr)

http://www.place-publique.fr/spip.php?article5742

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UNE COOPERATION RENFORCEE AU SECOURS DE L'EURO
 
La spéculation qui va se poursuivre implique de trouver de nouveaux dispositifs pour restaurer la crédibilité de l’euro.

Même si toutes les têtes se tournent vers l’Allemagne pour restaurer la confiance en l’euro, un seul pays ne pourra durablement servir de pilier à la communauté des seize qui, aujourd’hui, ont adopté l’euro. Dans l’immédiat  Berlin, qui ne veut pas avoir troqué son deutsche mark  conquérant contre un euro anémique, n’a aucune raison de laisser filer la monnaie européenne. Mais à terme, elle n’a pas de légitimité institutionnelle à jouer le rôle de gendarme budgétaire de l’Europe pour soutenir la monnaie unique. Toutefois, il est peu vraisemblable que les pays qui ont laissé filer leurs déficits reviennent rapidement dans les clous compte tenu des politiques d’austérité à mettre en place  – et donc de sacrifices pour les populations concernées. Berlin les rappellera-t-il à l’ordre ? Impossible, sauf à froisser la susceptibilité des nations qui n’élisent pas des gouvernants pour qu’ils se laissent dicter leur conduite. Déjà, en Grèce, l’opinion publique se braque contre toute politique de rigueur qu’imposerait l’Europe.  (lire la suite sur Orange.fr)

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/Une-cooperation-renforcee-au-secours-l-euro-code1-13411.html

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L'AUTOMOBILE FRANCAISE NE TIRE PLUS L'ECONOMIE

Les ventes de voitures ont atteint un record en France l’an dernier, mais le déficit des échanges a doublé. L’automobile n’est plus un atout dans la balance commerciale.

Avec le recul, on comprend mieux le film 2009 de l’automobile en France. Avec, en fin d’année, Jean qui rit en apprenant que les ventes de voitures particulières ont augmenté de 10,7% à près de 2,3 millions de voitures vendues – un record.  Et Jean qui rit plus fort en apprenant que les ventes des marques françaises dans l’hexagone ont réalisé de meilleurs scores encore, avec +17% pour Citroën, +10% pour Peugeot et +15% pour Renault, indique le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Mais Jean qui pleure très fort en découvrant que les usines françaises de Renault ont produit 19% de voitures en moins, celles de Citroën 22% et celles de Peugeot 7%. Beaucoup d’efforts sans beaucoup d’effets sur l’activité de ces usines, et donc pour l’emploi, puisqu'on a enregistré 15% de voitures produites en moins en France sur un marché en hausse de 10%....( lire la suite sur Orange.fr )

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/L-automobile-francaise-ne-tire-plus-l-economie-code1-151283.html

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PETROLE CONTRE CABILLAUD EN NORVEGE

Les travaillistes du gouvernement de coalition de gauche sont poussés par les pétroliers à ouvrir des champs pétroliers dans l’archipel des Lofoten, où les cabillauds de l’Arctique viennent se reproduire.

 Actuellement, dans le labyrinthe des Iles Lofoten, dans le nord de la Norvège, la pêche au skrei bat son plein. Après l’épuisement des bancs de cabillaud dans les eaux de Terre Neuve, au large du Canada à l’embouchure du Saint Laurent, les cabillauds de la mer de Barents sont les derniers spécimens de ces poissons à l’origine de toutes les recettes à base de morue dans le monde entier. Chaque année entre janvier et mars, une fois devenus adultes vers l’âge de cinq ans, ces cabillauds de l’Arctique reviennent frayer dans les eaux norvégiennes où ils sont nés.... (lire la suite sur Slate.fr) 

http://www.slate.fr/story/17427/ecologie-petrole-cabillaud-norvege-skrei

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LA SPECULATION HORS LA LOI 

Face à la spéculation sauvage qui mord la main qui l’a sauvée, les Etats doivent réaffirmer leur autorité sur les marchés.
Dans un premier temps, la spéculation a généré la crise. Dans un deuxième temps, la spéculation veut tirer profit de la crise. En attaquant aujourd’hui la Grèce, et demain d’autres pays peut-être, elle mord la main qui l’a tirée du naufrage. La crise n’est pas terminée, mais les opérateurs financiers ont déjà tourné la page du sauvetage des banques qui aura coûté 3.770 milliards d’euros en Europe et 12.800 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon les chiffres publiés par l’Agefi, agence spécialisée dans l’information économique et financière. Ils ont vite oublié qu’ils n’existent plus que grâce aux flots de liquidités injectées par les Etats pour empêcher le blocage des économies. Et que les Etats, pour remédier à leurs excès, ont été contraints d’accumuler de la dette. C’est précisément cette dette qui se retourne aujourd’hui contre ces Etats, à cause de la pression exercée par les mêmes spéculateurs.....  (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/17321/mettre-la-speculation-hors-la-loi

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QUAND L'EUROPE EST EN PANNE, L'EURO EST ATTAQUE
 
Les attaques contre la monnaie des 16 pays de la zone euro sont déclenchées, entre autres, à cause du manque de gouvernance de l’Union. 

Qu’est-ce qui peut justifier que la monnaie européenne, qui rassemble 16 des 27 pays de l’Union européenne, vaille 1,5 fois la monnaie américaine début février ? Rien. Le PIB de la zone euro a connu cinq trimestres de baisse consécutive avant de se stabiliser au troisième trimestre 2009, la dette publique s’est envolée, le taux de chômage atteint 10%. La croissance économique devrait être limitée à 1% en Europe alors qu’elle devrait être deux fois plus forte aux Etats-Unis (entre 2 et 2,5%) et huit à dix fois en Inde et en Chine. Et le gouvernement américain prend des décisions claires (par exemple, la fiscalité sur les banques) pour redresser les finances publiques, alors les pays de la zone euro présentent des programmes de redressement qui manquent de crédibilité. Or, les marchés ne comprennent que les démonstrations fortes qui s’accompagnent de décisions appropriées. De là à conclure que les rapports de forces économiques ne permettent pas de justifier la vigueur de l’euro… .. (lire la suite sur Slate.fr )

http://www.slate.fr/story/17053/quand-leurope-est-en-panne-leuro-est-attaque

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COPENHAGUE , LE MUNICH DU CLIMAT

Le face à face sino-américain a posé les jalons d’une future guerre froide sur fond de consommation d’énergie.

Pas de traité, à peine un accord plein de trous qui, dans le meilleur des cas, ne sera complété que dans le courant 2010, peut-être en fin d’année seulement à la conférence de Mexico … à moins que le grand capharnaüm du dernier acte de Copenhague n’incite les pays les plus récalcitrants à refuser de le signer. A la conférence internationale sur le climat qui vient de se terminer, l’enjeu consistait à sauver la planète en prenant des dispositions pour limiter le réchauffement. Dans ce cas, on se souviendra du sommet de Copenhague comme du « Munich » du climat. (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/14649/copenhague-planete-echec-nationalisme-avenir

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CROISSSANCE ET ENERGIE : REINVENTER LE "DECOUPLAGE"
 
La fin d’un mode de croissance à l’occidentale ne conduit pas forcément à la décroissance. Le président de la République en a fait pourtant, devant les adhérents de l’UMP, un de ses chevaux de bataille pour monter à l’assaut des positions écologistes. Mais cette croissance se nourrit d’énergie fossile. Or, les exemples pullulent qui démontrent que, en « découplant » consommation d’énergie et croissance économique, on peut  diminuer l’une sans mettre l’autre en péril. Et, en cela, inventer un nouveau moteur à la croissance.... (lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/14507/copenhague-croissance-energie-decroissance-transports

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AU SECOURS, LA BULLE REVIENT !

Le secteur bancaire flambe en bourse alors que l’économie réelle est toujours en crise et que l’Etat s’endette pour financer la reprise. Cherchez l’erreur.

La crise économique n’est pas terminée que la bulle est de retour. Bulle financière bien sûr, symbolisée par le record de 140 milliards de dollars de bonus qui vont être distribués par les banques américaines pour 2009, alors que le pays tout entier a été appelé à leur chevet cette même année. Les banquiers de Wall Street voudraient-ils faire un bras d’honneur à la Maison Blanche qu’ils ne s’y prendraient pas autrement ! En France aussi, la bulle est revenue. Le défi lancé aux autorités n’est pas comparable, mais le décalage est bien réel : l’économie est toujours en crise et l’Etat n’en finit pas de tirer des créances sur l’avenir pour éviter que l’activité ne s’effondre, mais les banques caracolent en bourse.... ( lire la suite sur Slate.fr )

http://www.slate.fr/story/11765/au-secours-la-bulle-revient

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LE FRET FERROVIAIRE TOURNE LE DOS AU GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT 

Entre l’abandon du trafic diffus par la SNCF et l’allègement de taxes destinées à renchérir le transport routier, les principes du Grenelle de l’environnement sont détournés. 

Quand on parle de la SNCF, on a le droit de perdre le nord. Les cheminots ont lancé un mouvement de grève pour défendre, entre autres, le transport de fret par la SNCF. Pourtant, l’Etat s’est engagé en septembre à investir 7 milliards d’euros d’ici à 2020 dans des infrastructures ferroviaires, notamment pour développer les autoroutes ferroviaires (pour transporter des camions sur les trains). Pour faire bonne mesure, la direction de la SNCF a annoncé un programme d’investissement d’un milliard d’euros d’ici à 2015. Voilà qui devrait annoncer des jours meilleurs dans le fret ferroviaire, comme le prévoit le Grenelle de l’Environnement qui fixe comme objectif un transfert de 25% des trafics de la route vers le rail d’ici à 2020. Mai si la SNCF espère ainsi sortir de la spirale des déficits dans les marchandises, il n’est pas certain que le fret ferroviaire y trouve son compte.  ( lire la suite sur Slat .fr )

http://www.slate.fr/story/11893/le-fret-ferroviaire-ne-va-pas-dans-le-sens-du-grenelle

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LE RAFALE, DERNIER AVION DE COMBAT DE DASSAULT

Le Brésil sera-t-il la planche de salut de Dassault pour son avenir en tant que constructeur d’avions de combat ? Pas sûr.  Car il n’est pas certain que le Rafale, auquel s’intéresse le Président Lula pour équiper son armée, ait un jour un successeur.  

Deux destins distincts

La fin de l’épopée dans les avions de combat ne signerait pas pour autant la fin de Dassault Aviation : après avoir réussi sa conversion dans le civil et consolidé ses parts de marché dans l’aviation d’affaires, l’entreprise s’appuie aujourd’hui avant tout sur les ventes de ses avions Falcon. ( lire la suite sur Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/10009/le-rafale-dernier-avion-de-combat-de-dassault

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L'ANALYSE MACROECONOMIQUE EST IMMORALE 

Peut-on parler de reprise lorsque le chômage continue d’augmenter et qu’on va passer de la récession à la rigueur ? 

L’analyse macroéconomique a-t-elle perdu le sens du réel ? Après la crise financière qui éclata en septembre 2008 et dont les spécialistes n’avaient pas anticipé la profondeur, voilà qu’on nous annonce une reprise économique. Quelle bonne nouvelle ! Mais elle ne vient pas seule. Dans le même temps, on comprend que l’emploi va continuer de se détériorer.... (lire la suite sur Slate.fr) 

http://www.slate.fr/story/9411/leconomie-est-une-science-immorale

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LA REPRISE ? OU CA ?

Reprise, ou pas reprise ? De son observatoire privilégié, Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce ne voit rien venir. A contre-courant des propos de certaines personnalités qui, comme Dominique Strauss Kahn, à la tête du Fonds monétaire international (FMI) ou Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE), prédisent une relance de l’activité pour le premier semestre 2010, le patron de l’OMC réélu en avril dernier considère qu’aucun indicateur à ce jour ne permet de fixer un horizon au retour de la croissance. Pour la Banque mondiale également, la crise en 2009 au niveau mondial sera pire que ne le craint le FMI, et l’institution se garde bien de pronostiquer un quelconque retour à meilleure fortune l’an prochain. Les conséquences sociales restent à venir. Certes, l’optimisme est un levier de la reprise économique et certains pratiquent volontiers la méthode Coué dans l’espoir de voir apparaître, à force d’y croire, l’étincelle qui permettra de sortir du tunnel. Mais, si l’on considère la situation du commerce international, on n’en voit pas encore la fin. ( lire la suite sure Slate.fr)

http://www.slate.fr/story/6565/la-reprise-ou-ca

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LA CULTURE DE LA SURETE, CLEF DU NUCLEAIRE

Le défi du nucléaire n’est pas technologique, mais culturel. Pour que les conditions de sûreté soient toujours optimales, et de façon intransigeante.  Ce qui implique indépendance des experts et transparence du système, et bannit toute recherche de productivité qui nuirait à l’exercice de cette sûreté.

Le risque de pollution à l’uranium engendré par l’incident sur le site du Tricastin nous rappelle que le véritable et unique enjeu du nucléaire est celui de la sûreté. Rien de ce qui touche à l’énergie ne doit être banalisé, dans le nucléaire encore moins que dans toute autre énergie. On ne saurait imaginer une industrie nucléaire civile sans une culture de la sûreté à la hauteur des enjeux. Seule l’exercice sans faille des conditions de cette sécurité autorise son existence. Le véritable défi consistant à maintenir un niveau optimal de sensibilisation et de mobilisation pour repousser toujours plus loin les risques de l’erreur humaine.... ( lire la suite sur Place-Publique.fr )

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PARACHUTES DORES: MORALISATION, PIEGE A CONS

A Toulon dans son long discours sur la politique économique du 25 septembre, Nicolas Sarkozy a fustigé les parachutes dorés de certains des dirigeants d’entreprise.

On peut condamner à l’envi les 38 millions d’euros de Daniel Bernard qui n’a fait à Carrefour qu’un travail pour lequel il était déjà grassement payé, les 6 milliards d’euros de Patricia Russo qui n’a eu pour mérite que de vendre un canard boiteux – la société Lucent – à Altatel présidé par Serge Tchuruk, qui a lui-même touché presqu’autant pour avoir fait perdre 60% de la valeur boursière du groupe en un temps record après avoir, en treize années, multiplié les volte-face stratégiques, les ventes d’usines et les plans de licenciements. Sans oublier les 8,5 millions d’euros de Noël Forgeard remercié suite à un soupçon de délit d’initié qu’il dément au prétexte qu’il ignorait la situation du programme phare de la principale filiale –Airbus- de son groupe, posture qu’aucun patron sincère ne juge crédible sauf à devoir admettre une réelle incompétence… vraiment bien rémunérée. (lire la suite sur Rue89.fr)

http://www.rue89.com/bridier/2008/09/27/parachutes-dores-moralisation-piege-a-cons

                                                      

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